Nicolas et Pinprenelle sont l'un en face de l'autre. Ils ont l'air gentils, ils me posent des questions un peu "bébéttes" .
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| Y sont mignons Nicolas et Pinprenelle ! |
Finalement, alors que je croyais détenir le scoop de l'entreprise, grâce à ma place privilégiée dans le bureau de Nicolas et Pinprenelle, je me rends compte que le chef de projet, lui même est au courant car il rentre dans le bureau le matin en criant "ça va les amoureux ?"... Bon voilà, on connaît donc la discrétion de la boutique !
Dès lors, ma vie au bureau est un enfer...
* * La pause café * *
Nicolas se lève pour aller se chercher un café et demande : "tu veux un café mon coeur ?"
Pinprenelle relève la tête : " Non merci Chéri "
Deux minutes plus tard, il revient et passe la tête dans le bureau sans vraiment rentrer : "Chérie, il y a des petits gateaux si tu veux"
Pinprenelle relève à nouveau la tête : " oui pourquoi pas. C'est quel genre de gâteaux ?"
Nicolas un peu hésitant : "heum je ne sais pas trop, des biscuits secs.. avec du chocolat je crois ...". [voix off : mais bien sûr, prenez votre temps les gars ça dérange personne...]
Pinprenelle est contente : "ah oui je veux bien ceux avec du chocolat s'il te plaît "
Nicolas répond avant de repartir : "OK ! Je te ramène ça youplali youplala "
Je reste la tête dans mon dossier mais j'ai juste envie de leur dire d'aller faire leur goûter dans la cour d'à côté. Sur ce, la miss se retourne vers moi et ose me dire, en s'esclaffant : "oups, on aurait du t'en proposer aussi...". Le gros OUPS style "ah mais au fait on n'est pas que tous les 2 dans le bureau, mais des fois je l'oublie !...?".
Légèrement agacée, je lui réponds :
" Vous êtes au courant qu'on est au boulot là ? et que vos mamours c'est juste ridicule, vous pouvez pas vous retenir ? ".
Elle s'est mise à pleurer en faisant une grosse grimace, c'était dégoutant. Quand son gros lourdo est revenu elle lui a répété les horreurs que j'avais pu lui jeter à la figure.
Il m'a dit que je devais être triste pour dire ça gratuitement. J'ai rigolé, alors il a emmené Pimprenelle prendre l'air.
Mais noooon ! J'aurais pu, j'aurais du, j'aurais voulu, j'aurais aimé retorquer ça... J'ai eu peur de la grimace je crois, alors je suis restée polie et professionnelle ... (je me suis beaucoup retenue).
Finalement, j'ai fait semblant d'être tellement absorbée par mon travail que je ne suivais pas leur conversation : "Hein... heum, non, non c'est sympas mais ça va, je travaille là " .
Elle n'a pas pleuré, mais ça y ressemblait vu sa tête. C'était dégoutant...

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